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"Il lui arrivait souvent de rêver à de multiples supplices — les brodequins, la roue, le pal —, autant de stratagèmes des plus efficaces pour extorquer des aveux. Parfois, la nuit, elle s’éveillait, trempée de sueur, au fond de son lit, horrifiée par ses propres fantasmes, ne parvenant pas à démêler l’univers de la réalité de celui de ses cauchemars."
Commentaire d’Oriane (encre bleue clair) : j’ai souvent moi-même rêvé de supplices mais je dois avoir l’imagination plus perverse que cette héroïne de roman car ils étaient infiniment plus nombreux et plus riches que ceux suggérés ici (l’arrachement des ongles ou de la langue, l’enfermement dans une cage de fauves ou de serpents, l’écorchement vif, etc… Pourtant on sait que, dans ce domaine, la réalité a été (est) bien plus riche que les fantasmes d’écrivains ou plutôt que les fantasmes les plus délirants se sont, un jour ou l’autre, réalisés. Il arrivait que je sois l’objet de ces supplices ; il arrivait aussi (plus souvent peut-être que ce soient mon mari ou quelques unes de ses maîtresses). Cependant, je ne suis jamais passée à l’acte. Parfois je le regrette.
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